Olivier de Mazières (1976), artiste peintre

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A propos : Olivier de Mazières est né à Constantine en 1959.
Son père, préfet mais peintre passionné, l’initie très tôt à la peinture. Au lycée Hoche dès 1971, il obtient le bac en 1976 et continue en prépa jusque 1977. Diplômé d’HEC en 1980, il choisit pourtant d’être peintre et entre en 1985 dans l’atelier de Leonardo Cremonini aux Beaux-arts de Paris pour en sortir diplômé en 1990. Son travail s’attache aux espaces de la banalité, travaillés en plein air durant de longues errances, ou dans le temps long de l’atelier. Il regarde aussi les formes classiques de la peinture, nature morte, portrait, pour les faire revivre aujourd’hui. Il vit actuellement à Paris et en Languedoc, réalisant chaque année des expositions personnelles. Ses œuvres figurent dans les collections du Fonds national d’art contemporain, de la fondation Colas, du ministère des finances ainsi que dans de nombreuses collections privées en France et à l’étranger.

En savoir plus sur Olivier de Mazières : www.olivierdemazieres.com

Reçu au bac

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Une autre histoire, un peu ancienne puisqu’elle remonte à 1991… Celle de mon fils A. qui n’était pas élève à Hoche. Il était un peu cancre, pas bête, plein de bonne volonté mais légèrement paresseux. Il se trouvait en terminale dans un établissement privé versaillais, bien estimable, mais dont le niveau, il faut le dire, n’était pas très haut. Mon fils était en terminale S, non pas qu’il ait été brillant en maths et physique, mais il était complètement nul dans toutes les autres matières…

Vient le bac ! Résultat : 6,3 / 20. Sans appel. Que faire? Le laisser redoubler dans cet établissement pour espérer 7,5 / 20 l’année suivante?
 
Mon épouse, peu familière des lycées de la ville, a alors une idée originale et surprenante : si nous demandions à Hoche de le prendre? Je tombe à la renverse, ancien élève pendant dix ans, je n’aurais jamais osé y penser. Mais faute d’autre solution, essayons !

Dans un cas délicat comme celui-ci il vaut mieux écrire plutôt que déranger une personne au téléphone et risquer de l’incommoder. J’écris donc au proviseur, Monsieur Mosser, que je connaissais un peu, étant représentant des parents d’élèves au conseil d’administration de l’établissement (un autre de mes enfants y était élève). Sur le thème : « Monsieur le proviseur, nous admirons votre remarquable établissement qui envoie chaque année vingt-cinq élèves à HEC et autant à l’X. Serait-il aussi capable de faire quelque chose dans un autre registre : prendre un élève en perdition et lui faire passer ce bac qui lui est nécessaire ? Ensuite il ne vous demandera plus rien ayant une voie déjà ouverte ailleurs mais il lui faut passer ce cap ».

Pas de réponse. Puis un soir vers 18 h mon épouse m’appelle au bureau : le proviseur vient de convoquer A. immédiatement. Je me précipite au lycée, vais droit au bureau du proviseur qu’heureusement je savais situer. Le lieu est assez impressionnant, même pour un ancien élève… vaste pièce, mobilier national, proviseur trônant et expliquant au petit élève tassé sur sa chaise qu’il était nul.
– Monsieur le proviseur, hélas nous savons, mais que pourrions-nous envisager dans un sens positif ?
– Qu’il travaille beaucoup cet été pour rattraper une partie de son retard et nous en reparlerons à la rentrée.

La rentrée, rien. A. n’est sur aucune liste de classe. Devant l’urgence, j’ose cette fois téléphoner :
– Monsieur le Proviseur, qu’en est-il ?
– Je veux bien le prendre s’il s’engage à avoir toute l’année la moyenne dans toutes les matières.
– Impossible dit A., je ne peux pas m’engager à ce niveau.
– Bon, qu’alors il s’engage à travailler dans toutes les matières sans rien négliger

Il a passé la pire année de sa vie. Il n’était pas au niveau et a dû faire un effort considérable. Plusieurs professeurs ont été conscients de son cas et l’ont soutenus.

Il a obtenu le bac avec juste ce qu’il fallait de points, pas un de plus, mais il l’a eu. Il est entré dans une école d’ingénieurs à prépa intégrée, en est sorti diplômé et dirige maintenant une entreprise de services informatiques.

J’ai encore écrit au proviseur, sur le thème « bravo et merci ». De fait, il y a d’autres établissements d’excellence, à Versailles en particulier. Je pense qu’ils n’auraient pas su s’intéresser à un cas difficile mais qui en définitive n’était pas désespéré. Ce type de réussite est aussi à porter au crédit de notre Lycée.

Jean-François Leblond (1964)

Dîner de Jean-Claude Soladié avec ses anciens élèves

Groupe

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C’était en 1990 …
 
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Ils se retrouvent 25 ans après …

Ancien professeur de mathématiques en HX3, Jean-Claude Soladié est revenu à Hoche le 10 mars 2016 pour dîner avec ses anciens élèves.

La vingtaine d’anciens élèves présents au diner étaient en majorité de la promo 1989, auxquels se sont joints des élèves de 1981, 84, 88 et 90.

« Merci à tous ceux qui nous ont permis de vivre cette soirée, de revoir notre (le mien en tout cas) Dieu des Mathématiques et de revoir d’anciens camarades, avec qui j’ai partagé une Math Sup inoubliable. Un petit bond en arrière de 25 ans et un réel bonheur de pouvoir rediscuter avec des personnes que j’ai réellement appréciées. J’espère que mes enfants pourront suivre des études aussi passionnantes et vivre des moments aussi forts que nous. Je ne sais pas si cela aura une suite mais que l’initiative était belle !!! » Loc Ho (1989)

« Un grand merci pour cette initiative. L’année de HX3 a marqué nos esprits. Une année difficile mais qui nous a fait nous dépasser! C’était un grand plaisir de constater que personne n’avait pris une ride ! Les visages étaient ceux d’il y a 25 ans et ont renvoyé à des années mémorables. J’ai bien noté que notre cher Monsieur Soladié gardait comme occupation ‘amusante’ quelques heures de colle. On voit bien la différence de perspective entre les colleurs et les collés ! Au plaisir de garder les contacts repris et de garder ceux qui ne se sont jamais interrompus depuis ces années. Encore mille merci pour cette rencontre que certains pourraient considérer que celle de vétérans mais que je qualifie plutôt de rencontre de la jeunesse qui dure ! » Hélène Fauve Buresi (1989)

Sur l’air Armstrong de Claude Nougaro, les anciens ont repris cette chanson composée pour leur professeur:

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Entretien avec Thomas Mordant (2013), étudiant à l’E.N.S. Paris (« Ulm »)

Thomas Mordant
Thomas Mordant

Nous avons été reçus très aimablement chez les Mordant, pour interviewer notre camarade Thomas quelques mois après son succès exceptionnel au concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure (E.N.S. Paris dite « Ulm »), en MP* (Maths Physique), obtenu à 16 ans, malgré son handicap moteur. Nous avons eu des échanges très intéressants sur cette Grande Ecole, sur les activités, sur la vie que Thomas y mène ainsi que sur ses perspectives professionnelles.

Merci de ton accueil et du temps que tu nous consacres, entouré par ta famille. Peux-tu d’abord nous relater ton cursus précédant l’entrée à l’E.N.S. ?

Je suis né le 23 octobre 1998 et j’ai effectué ma scolarité au Chesnay, au lycée Blanche de Castille. J’y ai obtenu le bac scientifique (série S spécialité mathématiques, en 2013) avec trois ans d’avance et la moyenne de 18.97 / 20. Attiré très tôt par les sciences, et en particulier par l’ « abstraction mathématique », j’ai choisi la préparation aux Grandes Ecoles et je suis entré à Hoche en Maths Sup ; ce Lycée a été tout de suite très accueillant pour le jeune nouveau que j’étais, j’y ai reçu de mes camarades de préparation MPSI et MP* une aide précieuse (par exemple, mes camarades m’ont fourni tous les contenus des cours auxquels je ne pouvais pas assister physiquement).

Le professeur de Mathématiques Spéciales (« Maths Spé ») savait combiner à la fois un comportement directif et exigeant et de la souplesse. J’ai visé les quatre E.N.S. (Ulm, Cachan, Lyon, Rennes), parce qu’elles correspondent le mieux à mes goûts scientifiques, et j’ai réussi le concours en juillet 2015, pour entrer ainsi à « l’E.N.S. Ulm », à la 22e place, à 16 ans.

N’as-tu pas vécu à Hoche une émulation amicale pour la 1ère place de ta classe de prépa ?

En effet, mon camarade Olivier Levillain et moi avons rivalisé – très courtoisement et de manière très stimulante ! – en tête de classe, c’est lui qui obtenait le plus souvent la première place, mais à l’arrivée, c’est-à-dire au concours de l’E.N.S. Ulm, je l’ai devancé de quatre places !

Merci, Thomas ! Nous serions maintenant très intéressés par ton cursus actuel à l’E.N.S. Ulm et tes premières impressions sur cette école et son enseignement.

Remarque : les rédacteurs recommandent vivement au lecteur de lire, pour connaître l’E.N.S. Ulm, l’article de Wikipédia « l’Ecole Normale Supérieure (Paris) ».

L’E.N.S. offre aux normaliens une certaine liberté et une très grande variété dans le choix de ses matières, couvertes par 15 départements de disciplines distinctes, par exemple celui de Mathématiques et Applications (DMA) auquel j’appartiens.

J’y suis des cours de Maths et d’informatique, et par ailleurs d’italien et de musicologie correspondant à mes goûts plus personnels. Comme vous pouvez le voir au piano à queue et à la collection de CD qui occupent cette pièce, la musique est une passion commune de ma famille. J’ai une véritable passion pour Mozart et ses opéras, et je suis très heureux de pouvoir les analyser de manière approfondie grâce à l’enseignement de spécialistes. J’aime particulièrement les Noces de Figaro et Cosi fan Tutte, ce qui explique le choix de mes cours littéraires : l’italien pour comprendre les livrets et les indications des partitions qui sont toujours écrites dans cette langue (allegro, crescendo…) et la musicologie pour comprendre la musique elle-même. J’ai aussi l’intention de suivre des cours dans d’autres disciplines aux semestres suivants, notamment en physique et peut-être en biologie.

En Maths, où nous sommes 45 élèves, nos méthodes de travail reposent sur les cours magistraux, des conférences et des groupes de travail ; par exemple, je viens d’y faire un exposé sur l’« inégalité isopérimétrique » (recherche des courbes maximisant, à périmètre identique, l’aire recouverte, dont la solution est le cercle). En informatique, le travail est très collectif avec la réalisation de projets concrets. Les enseignements nous sont donnés par la fine fleur des enseignants-chercheurs, souvent assez jeunes : en effet, c’est souvent entre 25 et 40 ans qu’ils sont à la pointe de leur recherche.  Chacun de nous est suivi régulièrement par un tuteur qui nous conseille dans notre projet d’études ; bien sûr, des examens périodiques sanctionnent nos progressions.

Le travail est moins soutenu qu’en prépa, et plus détendu, l’atmosphère est plus conviviale ; un exemple en est, chaque mercredi, le Thé du DMA, en espace « Cartan »: nous y avons entre nous une rencontre hebdomadaire tout à fait informelle, nous y parlons librement de tous les sujets, le plus souvent extra professionnels, qui nous plaisent… Mais il est amusant de noter que l’administration de l’E.N.S., pleine de sagesse et sentant que le naturel revient parfois au galop, nous y a mis des tableaux noirs… pour le cas où notre curiosité mathématique, normalement débranchée lors ce thé, nous démangerait subitement.

Je vois les traditions normaliennes séculaires d’Ulm se perpétuer, avec d’abord leur vocabulaire imagé : en 1ère année, nous sommes des conscrits, et serons en 2ème année des vieux cons, nos tuteurs ou agrégés-préparateurs sont surnommés caïmans, les fêtes sont des kalôs, et on continue de qualifier les catholiques et protestants pratiquants respectivement de « talas » et « talos »  ; le Bocal est notre journal interne, auquel j’ai déjà envoyé une contribution ; le terme Archicube désigne nos anciens et leur revue.

La Courô (abréviation de Cour aux Ernests) est un lieu emblématique de l’Ecole : une cour avec un bassin situé au centre des bâtiments de l’ENS, rempli de poissons rouges (les Ernests, prénom d’un ancien directeur de l’E.N.S.) dans lequel chaque nouvelle promotion de conscrits est initiatiquement plongée en début d’année.

Et comment vois-tu les années suivantes et ton futur cursus ?

Il est encore tôt, à trois bonnes années et demie de la sortie de l’E.N.S., pour arrêter mes futurs choix professionnels ! Toutefois, je serai certainement mathématicien, et mes études à l’E.N.S. vont certainement élargir ma vision du domaine extrêmement large et évolutif des mathématiques. Au stade actuel, j’étudie les trois principales branches des mathématiques, qui m’intéressent beaucoup : la topologie (modélisation et propriétés des formes des objets multidimensionnels), l’algèbre, et les probabilités. Au-delà de l’E.N.S., je pense travailler, comme les trois quarts des anciens, dans le vaste domaine de la recherche et de l’enseignement, et à ce titre entreprendre une thèse de doctorat, puis postuler, via les concours de recrutement, à des postes d’enseignement supérieur et de recherche.

Thomas, merci beaucoup de cet interview, bonne chance pour toute la suite de tes activités qui intéressent tous nos camarades de Hoche ; bravo encore à toi, à ta famille et aux autres personnes qui t’accompagnent, pour ton entrée remarquable à l’E.N.S. Ulm.

Vincent Bourgerie et Martial Fabre, administrateurs de l’Association des Anciens de Hoche

Joyeux Noël avec une formule mathématique

Clin d’œil d’un étudiant à Normale Sup

Un ancien du lycée Hoche actuellement (2016) à Normale Sup nous présente ses vœux de fin d’année à l’aide d’un exercice d’algèbre.

Clin d’œil d’un étudiant à Normale Sup


Une jolie formule mathématiques qui permet d’aboutir à « Merry Christmas« . La formule « n’a pas d’intérêt mathématique particulier« , nous dit cet ancien. Il a néanmoins bien voulu nous détailler le raisonnement, « un calcul algébrique de base ».

Dans l’ordre :

  1. On part d’une formule définissant y en fonction de r, x, m, a et s.
    Cette formule fait intervenir le logarithme, fonction intimement liée à l’exponentielle (exp(x) ou e puissance x) par la formule exp (log(x)) = log(exp(x)) = x ; on dit que le logarithme et l’exponentielle sont des fonctions réciproques l’une de l’autre.
  2. On multiplie par r² de chaque côté.
  3. On remplace les deux membres de l’équation par leurs exponentielles respectives ; cela permet d’éliminer le logarithme par la propriété expliquée en 1.
  4. On multiplie par m de chaque côté.
  5. On arrange msa en mas (le produit de plusieurs facteurs ne dépend pas de l’ordre de ces facteurs), on remplace yr² par rry et on obtient la formule finale.

Source : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/12/18/logarithme-exponentielle-et-joyeux-noel/

La sécurité économique : un enjeu fondamental pour les entreprises

MICHEL-LEGER

Michel Léger (1957-1964), Président d’honneur de l’Association des Anciens de Hoche, Président de BDO France nous invite à prendre connaissance du guide Sécurité économique : un enjeu fondamental pour les entreprises, publié par BDO.

Chaque année, près de mille atteintes économiques sont recensées en France par les services de l’Etat en charge de la sécurité des entreprises. Si le piratage informatique en est la forme la plus connue, ces attaques peuvent être extrêmement variées.

Garantir la sécurité économique des entreprises est une nécessité absolue, afin de préserver leur compétitivité dans un contexte de plus en plus concurrentiel.

  • Connaissez-vous les menaces qui pèsent sur votre entreprise ?
  • Avez-vous mis en place au sein de votre entreprise des actions pour vous protéger contre certaines menaces comme le piratage informatique ou la captation d’informations stratégiques auprès de collaborateurs trop bavards ?
  • Avez-vous des informations confidentielles au sein de votre entreprise ? Si oui, comment ces informations sont-elles protégées ?
  • Qui est en charge des problèmes de sécurité au sein de votre entreprise ?

Autant de questions qui restent souvent sans réponse.

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Portrait de Monseigneur Luc Ravel, évêque aux Armées

Monseigneur Ravel a préparé l’école Polytechnique au lycée Hoche, de 1975 à 1977. Le Figaro lui a consacré un article le 16 décembre 2015, alors qu’il était évêque aux armées.

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… »C’est un homme lumineux, éclairé de l’intérieur, qui a le sens des réalités », résume l’amiral Marin Gillier… lequel est aussi un ancien de Hoche, condisciple de Luc Ravel.

« … Doué en maths, Mgr Ravel préfère retenir de ses années de « prépas », au lycée Hoche à Versailles, les soirées de parties de belote, de go et de bridge, ces dernières se transformant, plus tard, à l’X, en championnats … »

Lire l’intégralité de l’article de Marie-Laetitia Bonavita publié dans le Figaro du 16/12/2015